Attache-moi si tu peux : le Bondage

Quant nous étions petit nous jouions parfois aux cowboys et aux indiens ou aux gendarmes et aux voleurs. Il arrivait immanquablement qu’à un moment, soit on s’emparait de notre adversaire, soit nous avions nous même le plaisir de nous faire attraper. Et dans les deux cas l’un de nous finissait virtuellement encordé ou menotté. Une fois adulte il est toujours possible de reproduire ces jeux de liens en pratiquant le bondage de mille et une façons.

Sarca

— Attention : comme beaucoup de pratiques BDSM, le bondage peut être dangereux. Bien réalisé, il ne doit laisser aucun séquelle. Dans tous les cas ces jeux doivent être pratiqués avec le plus grande prudence —

Ingrédients : On peut attacher ou se faire attacher avec tout un tas de choses :

  • Les menottes : efficaces mais pas très originales. Celles vendues dans les sex-shops sont sans dangers, la fourrure en plus. 
  • Les bracelets en cuir : parfois reliés l’un à l’autre par une chaîne ou un mousqueton, c’est la méthode la plus simple et confortables d’attacher quelqu’un. 
  • Le duck tape  : la fameuse bande adhésive, pour des jeux plus physiques et un peu moins propre. Il existe une alternative avec des bandes PVC non adhésives que l’on peut trouver dans les magasins spécialisés.
  • La cordes : En coton, en nylon, en jute ou en chanvre, tout est possible.
  • Les colliers de serrage en plastique  : « Colson » ou « Serflex », ces fines bandes de plastiques à crémaillères ne permettent que de serrer. Il est virtuellement impossible de se libérer. 

En cerise sur le gateau : un bandeau sur les yeux et un baillon boule viendront compléter l’équipement.

Sécurité : Une règle général et qui s’applique à tous les jeux BDSM : Ne jamais laisser son partenaire sans surveillance. Faite très attention aux déplacement éventuels d’une personnes entravée ou ayant les mains attachés. 

Avoir toujours de quoi couper les liens sans blesser son partenaire  : les ciseaux “Jesco” sont parfaits pour couper de la corde, de la bande adhésive ou de PVC. Une pince sera nécessaire pour les colliers de serrages en plastique. Méfiez vous des couteaux : il est important de pouvoir libérer son partenaire rapidement et sans le blesser.

Il est primordial de faire la part des choses entre bondage et « breath play ». Il est tentant de passer une corde autour du cou de son partenaire, ce qui a un effet mental immédiat. Il est dangereux de s’aventurer dans ce genre de  jeux qui sont loin d’être des basics du BDSM.

Attention également aux séquelles que peuvent laisser les différents matériaux utilisés : une corde passée trop vite va brûler la peau, des Colsons trop serrés peuvent couper la circulation du sang … soyez conscient des dangers, soyez préparés et vous pourrez profiter à 100% de votre session.

Break Me

Principe :  Le but premier est l’immobilisation de son partenaire, et donc sa soumission. C’est la porte ouverte à d’autres jeux. On pourra caresser son partenaire avec une plume par exemple. Pour des jeux moins doux on peut sortir les bougies, le martinet … En général le bondage n’est pas une fois en soit. C’est un outil  qui permet une mise en scène, l’échange de pouvoir et l’installation d’une relation de domination et de soumission.

Il est aussi possible de provoquer sciemment de l’inconfort chez son partenaire. Le Semenawa est l’art de la punition et de la torture par les cordes.

Le bailon boule ajoute une autre dimension, celle de l’humiliation : outre l’impossibilité de parler, ce dispositif ne permet pas la déglutition et en conséquence fait énormément baver …

Un petit mot sur le Shibari : Le Shibari est l’art ancestrale du bondage japonais. Il fera l’objet d’un ou plusieurs billets, mais quant on parle de bondage on ne peut pas ne pas en parler. c’est un bondage qui se caractérise par l’utilisation de longues cordes (8 m en général) en jute ou en chanvre, par une esthétique particulière et par une “proximité” plus grand entre attacheur et attaché(e). Cette relation est importante, au point qu’on parle parfois de Kinbaku.

Le Shibari donne lieu à des performances et on le voit popularisé par de grands noms comme Lady Gaga, il est mis en scène actuellement dans un clip de Christophe

Conclusion 

Ce billet fait la part belle à la technique et à la sécurité. Il est indispensable de savoir ce qu’on fait, comment on le fait et d’être préparé à réagir en cas de besoin. Cette étape préliminaire passée, tout devient possible. C’est là que le voyage commence. Lier crée du lien, c’est une démarche forte, ou le soumis s’en remet complètement à son dominant.

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