« No pain, no gain » : de la douleur au plaisir

Le sado-masochisme n’est qu’un volet du BDSM. Je croise des soumise(s) qui me disent « moi, je ne suis pas maso », privilégiant la domination à la douleur de la punition physique. C’est tout de même un aspect important du BDSM et des mécanismes qu’il faut bien comprendre pour réussir ses sessions de « jeu ».

Badine

 Les endorphines : Le mécanisme de libération des endorphines est le mécanisme central du masochisme « physique » . Les endorphines (ou morphines endogènes) sont sécrétées par l’hypophyse et l’hypothalamus lors d’activités physiques intenses (la course à pied par exemple), l’excitation, la douleur et l’orgasme. Comme les opiacés, et en particulier la morphine (d’où leur nom), elles ont une capacité analgésique et procurent une sensation de bien-être voire d’euphorie. La dépendance aux endorphines n’est pas un mythe, elle touche les sportifs comme les soumis.

Dans le cadre de jeux SM ou dans le cas d’une activité sportive intense cette récompense peut cacher momentanément la douleur d’une blessure. Il est important d’en tenir compte et de ne pas franchir certaines limites physiques.

En cas de douleur les endorphines sont produites rapidement et le phénomène se reproduit par vagues, toutes le 10 à 15 minutes. On doit donc jouer avec cette réalité biologique.  Les premiers coups ne doivent pas être trop violents, mais ce n’est qu’aux premiers coups portés forts, une vraie douleur, que la libération d’endorphines aura lieu. Il faudra ensuite attendre tout un cycle pour qu’une nouvelle dose soit délivrée.

Passage tiré de SM-rechter / Domination, histoire vraie d’un juge qui entre dans le milieu SM pour sauver son couple et y perd sa carrière. 

Le subspace : un des buts recherchés par les soumis est d’atteindre un état psychique extatique, un état de conscience modifié appelé « subspace ». Le corps saturé d’endorphines, la trop grande abondance de sensations, font qu’on oublie le temps et l’espace. Le soumis ne se rend pas compte de la durée de la séance, ne tient plus compte de ce qui se passe autour de lui.

Pendant cet état de transe, le soumis ne sera pas forcément en état de s’exprimer, ou d’utiliser son Safe word. Cet état ne s’arrêtera pas avec la séance, et l’aftercare sera indispensable pour permettre au voyageur de revenir à lui et de se recaler avec la réalité.

Toutes les séances ne mènent pas au subspace (comme toutes les relations sexuelles ne mènent pas à l’orgasme). De même cet état peut être plus ou moins intense.

Le drop ou subdrop :un pic d’endorphine et d’adrénaline libérées lors d’une session de jeu intense peut induire un contre-coup 24 à 72 heures après la fin de la séance. Cet état de déprime passagère touche le plus souvent les soumis, mais les dominants peuvent également en souffrir (en général les tops ne partent pas aussi loin que les soumis lors des sessions car ils sont responsables du bon déroulement du jeu).

Quelques conseils pour lutter contre le « subdrop » :

  • ne pas finir les sessions de façon trop brutale
  • Ne pas abréger l’aftercare
  • manger du chocolat
  • prendre le soleil, bouger
  • Voir des gens
  • Faire un peu d’exercice

Ou toute autre activité qui permettra de lutter contre cette déprime passagère. Ces symptômes ne doivent pas durer plus de quelques jours.

En conclusion ? « on ne devrait taper que les gens qu’on aime » !

 

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