Le Edgeplay : jouer sur les limites et sur les peurs

Il existe de nombreuses pratiques dans le SM. Certaines sont plus tournées vers les sensations, d’autres vers la douleur. Certaines jouent également sur la peur, c’est le cas du edgeplay. (A ne pas confondre avec le « edging » qui consiste à amener son partenaire au bord de l’orgasme et de lui interdire)

Je connais peu d’activités sans risques liés au SM : le bondage peut entraîner des lésions importantes, la cire peut brûler, le fouet peut blesser profondément. Les risques sont connus, partagés, consentis et assumés des deux côtés (et lorsqu’un accident arrive, ce n’est pas la faute de l’une ou l’autre des parties mais bel et bien des deux participants). J’ai tout de même envie de croire qu’il est sûr de pratiquer dans un cadre SM car nous nous devons d’être conscients des risques et savoir comment y faire face.

Knife Play

Le Edgeplay joue sur la dangerosité et les limites de certaines pratiques. Il peut prendre diverses formes en fonctions des participants. Il se caractérise entre autre par :

  • des scènes sans Safeword
  • des pratiques où la peau est percée, où le sang coule (avec des épingles, des razoirs …)
  • des pratiques à hauts risques, que ce soit sur le plan physique (en impliquant des armes, des couteaux) ou psychologique (en jouant sur les phobies)
  • a fortiori des pratiques qui peuvent potentiellement entraîner la mort (comme le Breath Play)
  • d’autres pratiques peuvent également entrer dans cette catégorie.

On peut dire qu’il y a edgeplay du moment où on joue sur les limites de la peur, la douleur ou l’endurance de quelqu’un. Le knife Play (jeux de couteaux), le Breath Play (asphyxie érotique), le Fire Play (jeux de feu), les jeux de cire, entrent dans cette catégorie mais également  le Age Play, l’urophilie et la scatophile qui touchent eux aux tabous sociaux.

Fire-bubbles-on-leg

Mais pourquoi pratiquer le edgeplay ? Certaines personnes aiment se faire peur, trouvent du plaisir à être confronté à leur phobies, à se sentir complètement démunies par rapport aux risques encourus. Plus simplement, les pratiques extrèmes entraînent des montées d’endorphine et d’adrénaline qui vont venir « shooter » le soumis. Elles renforcent également les liens qui unissent les deux protagonistes.

Les pratiques liées au edgeplay ne sont pas des pratiques pour débutants. Dans tous les cas si l’une de ces pratiques vous attirent, renseignez-vous, rencontrez des gens qui pourront vous conseiller et éventuellement vous encadrer dans vos premiérs pas. Ne considérez pas que l’accident « peut » arriver, mais qu’il « va » arriver, et soyez prêt à y faire face. A partir de là vous pourrez explorer ce pan du BDSM de façon sereine.

L’image à la une de cet article est tiré de ce Tumblr

 

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