Le breath play ou « l’asphyxie érotique »

Le breath play, en français asphyxie érotique, se pratique de différentes manières : par le biais de la pendaison, la suffocation, par placement de la tête dans un sac plastique, la strangulation … le but est de diminuer le niveau d’oxygène dans le sang notamment pour accroitre le plaisir sexuel (même s’il peut également se pratiquer en dehors de rapports sexuels). En écrivant cet article, je me suis demandé si je devais le mettre en ligne : Ici on sort clairement du cadre des pratiques de base. Et j’ai craint que de l’illustrer de belles images ne fasse oublier à quelle point cette pratique est tout sauf anodine. J’ai pris le parti de le publier justement pour prendre un peu de recul sur une pratique qu’on peut juger à première vue trop facile et trop sûre.

Breath Play

Le breath play ne fait pas partie des pratique sûres. Elle fait partie des pratiques dangereuses rassemblées sous le terme « Edgeplay« , (les pratiques à prise de risques consentis – Le Risk Aware Consensual Kink anglo-saxon). Si vous pratiquez l’asphyxie érotique soyez bien conscient des risques encourus et des dangers auxquels vous vous exposez ou exposez votre partenaire. Les décès dûs à cette pratiques sont très nombreux, même s’ils touchent plus particulièrement les hommes qui le pratiquent généralement « en solitaire » (à l’image de David Carradine, décédé en 2009 en Thailande) 

Le but est donc de limiter l’afflux de l’oxygène au cerveau. Et il est possible de l’atteindre de différentes manière. On serrait tenté de serrer mais n’oubliez pas que le larynx est une partie fragile du corps qui peut-être endommagée, si vous choisissez cette méthode, serrez sur le côté, et non « la gorge » sur l’avant du cou. Si le visage de votre partenaire devient bleu, arrêtez vous. Si ses yeux roulent vers l’arrière, arrêtez vous. Si vous poussez le jeu votre partenaire risque fort de s’évanouir ce qui n’est pas anodin car cela peut entraîner des séquelles irréversibles, arrêtez vous. En outre, ne pratiquez pas le breath play seul. le pricinpe est de trouver le moyen de s’auto-asphyxier : si vous vous évanouissez, vous ne serez jamais sûr de pouvoir vous libérer de ce qui vous empêche de respirer.

Cela dit, la façon la plus simple et à mon sens la plus sûre de pratiquer, est de placer la main sur la bouche de votre partenaire, et de contrôler sa respiration en lui bouchant le nez. Vous pourrez également appuyez sur l’artère jugulaire de part et d’autre du cou pour diminuer l’afflux du sang au cerveaux. Inutile de serrez très fort. Lors de cette expérience, votre partenaire ne pourra peut-être plus parler et votre  Safeword ne sera plus d’aucune utilité. Vous pouvez néanmoins mettre en place en code « gestuel » (une tape pour « vert » (tout va bien), deux tapes pour « orange » (quelque chose ne va pas mais je veux tout de même continuer) et 3 pour « rouges » (je veux arrêter).  Vous pouvez également demander à votre partenaire de lever le bras. Si il manque d’air ou s’il s’évanouit (la gravité fera son travail ) et il baissera le bras. Dans les deux cas vous saurez qu’il faut vous arrêter.

Breathplay

Au delà des effets physiologiques de la pratiques, le rapport de domination et de soumission est extrême : Il est évidement primordiale que la confiance soit totale entre les deux participants. Pour le soumis les sensations sont fortes physiquement et sur le plan mental. Pour le dominant, il est grisant d’avoir littéralement la vie de l’autre entre ses mains. Le breath play demande d’être totalement à l’écoute de l’autre (ne serait-ce que pour bien le pratiquer) de connaître ses limites et de savoir réagir en cas de problème.

 

 

Laisser un commentaire