Le safeword un outil indispensable aux relations SM

Dans n’importe quelle  situation non veut dire « non ». Mais dans le cadre du SM, dans des relations où on cherche à repousser les limites,  le cadre et le consentement deviennent plus flous (Ca ne veut pas dire qu’ils n’existent pas,  au contraire ils doivent soigneusement être négociés avant). Et parfois si on dit non, on n’a pas forcément envie que les choses s’arrêtent. Dans ce cadre, le safeword permet de signifier clairement que les limites sont atteintes et d’arrêter la séance.

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Un safeword est un mot de sécurité, simple, facilement mémorisable et sans ambiguité. Il ne doit correspondre à rien de ce qui est en train de se passer. Le soumis peut ne pas être en mesure de parler parce qu’il est dans l’impossibilité physique de le faire (à cause d’un baillon par exemple), il est alors indispensable de mettre en place un signe corporel qui permettra l’arrêt de la session (on peut par exemple mettre une balle dans la main de son partenaire. Pour arrêter la session il lui suffira alors d’ouvrir la main).

Quand le safeword est prononcé la session doit s’arrêter immédiatement. Il peut-être utilisé dans des situations très différentes : Si vous avez trop mal, si vous avez peur, si vous paniquez, n’hésitez pas à utilisez votre safeword. Et ce n’est pas parce que vous vous êtes déjà retrouvé dans la même situation auparavant et que ça s’est bien passé, que vous devez subir quelque chose de désagréable : La même choses faite à deux moments différents n’aura pas forcément les mêmes conséquences.

L’interruption de la session ne veut pas dire automatiquement sa fin. Après l’utilisation d’un safeword il est indispensable de débriefer et d’expliquer pourquoi il a été utilisé.  Le dominant doit d’abord rassurer son ou sa soumise sur le fait qu’il n’y a pas de problème lié à l’utilisation du safeword. Il peut alors y avoir une discussion sur ce qui a provoqué cet arrêt et comment faire pour que cela ne se reproduise pas.

Les soumis sont toujours légitimes à utiliser leur safeword : Ce n’est pas une faiblesse mais au contraire une force. Malgré cela il n’est pas exclu que le soumis ne veuille pas l’utiliser : par peur de décevoir, parce qu’il ne se rend pas compte de la situation, ou parce qu’il est incapable de le faire. Si le soumis pense que le dominant n’est pas complètement en contrôle, il doit utiliser son safeword. C’est une protection pour lui-même et également pour le dominant.

Foreplay

Les dominants, peuvent également être amené à arrêter une session si ils constatent que quelque chose ne va pas.  Ils n’ont pas de safeword car ce sont eux qui sont en contrôle, ils doivent savoir quand s’arrêter ou arrêter les choses.  Dominant, allez y doucement et vérifiez que tout va bien. Si le comportement de votre partenaire change radicalement posez-vous des questions.

Si le but de la séance est de repousser les limites, le safeword est encore plus indispensable. Mais chercher à déclencher un safeword n’est pas une bonne façon de repousser les limites. Dans ces cas là, mieux vaut envisager un entre deux et mettre en place un code simple tel que « vert / jaune / Rouge ».

  • Vert = « tout va bien »
  • Jaune = « Arrête ce que tu es en train de faire / C’est trop intense, mais ne t’arrête pas de t’occuper de moi. »
  • Rouge = « stop »

D’un autre côté, ce n’est pas normal que le safeword soit utilisé encore et encore. C’est surtout le signe que les pratiques n’ont pas été bien négociées.

Safeword

On peut se passer de safeword si et seulement si on connait parfaitement son partenaire (Et encore). Méfiez vous de ceux qui pratiquent sans safeword (Soum ou dom). Une relation SM ne doit pas être angoissante, la douleur ne doit pas être de la « mauvaise » douleur.

Les sessions D/s ou SM doivent être exaltantes et vous transcender. Le safeword est justement prévu pour atteindre ce but, en toute sécurité.

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