Jouer avec les sens

Cette semaine j’avais envie d’écrire sur la privation sensorielle. En commençant l’article je me suis aperçu à quel point les sens sont importants dans le SM. Les pratiques jouent souvent sur l’exacerbation des sensations : on tape, on chauffe, on caresse, on hausse le ton ou on chuchote… Mais on oublie trop souvent que la sensualité est une composante importante de nos pratiques : Tous les sens sont sollicités. Il est important de le prendre en compte et de jouer avec.

Privation sensorielle

Jouez avec les sens !

Comme le beau renforce le bon en cuisine, la musique, les odeurs, les sensations permettent aux participants de s’immerger dans le moment de façon beaucoup plus simple et rapide et de s’impliquer totalement dans les sessions de jeu.

La vue est le sens que nous utilisons le plus au quotidien. Faites donc un effort dans votre façon de vous habiller. Et pourquoi pas faites preuve d’originalité. Rangez la pièce dans laquelle vous allez « opérer » et mettez en évidence le matériel que vous allez utiliser. L’anticipation est un outil dont vous pouvez user et abuser.

La vue est importante mais l’ambiance sonore et sans doute la première chose a laquelle on pense quand on prépare une séance : le fond musical qui conviendra, plus doux pour une session « tranquille », énergique dans le cas d’une session plus “hard”. Elle aura une incidence directe sur l’humeur des participants. En outre, pour des dominants peu bavards cela permet de ne pas se retrouver dans une ambiance froide et silencieuse. Les bruits des cordes qui tombent par terres (un son magique, que j’aime particulièrement), le cliquetis des chaînes des menottes, les vibrations d’un fairy sont autant de déclencheurs d’endorphines.

Parfum des corps, parfum d’ambiance ou odeurs des accessoires, l’odorat sera également mis à contribution. Ceux qui attachent avec du chanvre savent à quel point son odeur est particulière. Je cache d’ailleurs une corde en chanvre dans mes set de cordes en jutes. A contrario  une mauvaise odeur peut avoir des conséquences très négatives, veillez aussi à cela.

Le toucher joue aussi un rôle important : les cordes qui frottent, différentes selon leur traitement, leur matière, l’intention de l’attacheur. Le tranchant d’un couteau. Le froid d’une chaîne ou la chaleur de la cire. Il existe de multiples façon différentes d’agir sur le corps, que ce soit par la matière, la  pression ou la  température. Laissez libre court a votre imagination pour stimuler votre partenaire. 

Le goût enfin. Le denier de nos cinq sens. Peut-être moins évident à utiliser lors d’une session de SM (surtout avec un bâillon boule) … vous trouverez !

Dans ce contexte la privation sensorielle à tout son sens 

Comme on l’a vu dans la première partie de cet article, les cinq sens jouent un rôle très important dans les pratiques SM et ils ne faut pas les oublier. Du coup la privation sensorielle (parfois utilisée en tant que torture, parfois en tant que thérapie) prend tout son sens. Elle est très facile à mettre en œuvre, en plaçant un simple bandeau sur les yeux de son partenaire par exemple. D’autres accessoires peuvent également être utilisés :

  • Un casque : un casque anti-bruit ou un casque diffusant des sons, non pas pour l’ambiance générale  mais pour  isoler la personne de ce qui l’entoure.
  • Des moufles pour que le soumis ne puisse plus sentir ce qu’il touche.
  • Une cagoule, pour cacher la vue, boucher les oreilles, empêcher la parole et enserrer complètement la tête du soumis.

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Mais l’accessoire phare de la privation sensorielle c’est le vacuum bed : une sorte de matelas gonflable en latex, dans lequel le soumis va se glisser et dont tout l’air sera ensuite retiré. Une ouverture est prévue pour le laisser respirer. Le latex va donc se coller au corps du soumis, le contraignant et l’oppressant. Les corps sont moulés, certains disent magnifiés par le latex (raison de plus pour essayer !). Immobile, le soumis sera livré complètement à  son dominant.

Quand « on » pense aux pratiques liées au BDSM « on » pense souvent à la douleur (le fameux « j’suis pas maso moi »). C’est passer à côté de la sensualité qui complète un SM plus dur et plus froid.

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