SSC ou RACK : des pratiques sûres, saines et consensuelles.

Nous fréquentons un milieu BDSM assez jeune. Jeune pour la  tranche d’âge concernée (25- 35 ans majoritairement) et jeune dans le sens « nouveau dans le milieu » voir dans les pratiques. Tout le monde prône une approche sécuritaire et consensuelle des pratiques SM. Et va même parfois jusqu’à afficher une sorte de raz-le-bol de la répétition des règles élémentaires touchant à la sécurité et à la négociation des limites. Malgré cela il arrive trop régulièrement des incidents touchants à la transgression des limites et au déni du consentement. 

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Il me semble important dans ce contexte de rappeler les bases de pratiques que nous voulons saines, sûres et consensuelles (SSC).

  • Des pratiques Sûres : Les risques physiques encourus doivent être clairement identifiés, qu’ils soient directement liés aux pratiques elles mêmes ou aux participants.
  • Des pratiques Saines : Elles doivent être sans risque sur le bien être et la santé mentale des personnes impliquées. 
  • Des pratiques Consensuelles :  le consentement de tous les participants doit être clairement exprimé. 

Ces trois principes font la différence entre une relation BDSM et une relation « vanille » Abusive. Ce sont ces principes qui doivent guider nos pas dans le BDSM. Savoir ce qu’on fait bien sûr. Ne pas se limiter à des tuto Youtubes et prendre des cours ou tout au moins prendre conseil auprès de personnes expérimentées. Mais ne s’intéresser qu’aux pratiques n’est pas suffisant : On fait du BDSM avec de « vraies personnes » dont il faut se soucier, autant sur le plan physique que mental. Renseignez vous sur l’état de santé physique de votre partenaire avant de commencer à pratiquer. Pensez également à échanger avec lui sur son état d’esprit au début de la séance. La pierre angulaire d’une relation aussi « borderline » est un consentement clair et sans ambiguïté.

Il existe une deuxième approche du SM, résumée par l’acronyme  RACK (Risk accepted consensuel Kink). Alors que le SSC tend à minimiser les risques, le RACK les assumes. Ils sont connus et acceptés, même pour des pratiques plus risquées notamment celles faisant partie du Edgeplay. Pour les adeptes du RACK n’y a pas de pratique sans risques, mais des pratiques plus sûres, ou moins sûres. On retrouve les bases du SSC mais l’approche est différente, prenant comme postulat qu’aucune activité n’est totalement sûre. Et que ce qui peut être sain et sûre pour une personne peut ne pas l’être pour une autre. Dans cette approche du BDSM chacun doit être pleinement conscient des risques encourus et doit les avoir accepté.

Barbelés

Au final, quelle que soit l’approche que l’on a du SM les fondamentaux restent les même : la confiance et la communication. Si on n’a pas confiance en l’autre on n’ose pas parler. Il ne peut pas y avoir consentement sans discussion et sans que chacun ait exposé ses limites. Et sans qu’on ne se soit inquiété un minimum des désires et des limites de son partenaire. C’est encore plus vrai pour ceux qui négocient « dans le feu de l’action ». 

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