Le BDSM est une chose sérieuse

Le BDSM est une chose sérieuse : c’est une forme de relation qui implique qu’on ait assez confiance en l’autre pour s’en remettre totalement à lui, lui dévoiler son intimité et pratiquer avec lui des activités potentiellement dangereuses. Mais une fois les négociations passées et les consentements donnés, il est aussi possible de pratiquer dans un mode beaucoup plus léger et ludique. Pourtant le jeu a parfois et pour certaines personnes une connotation très négative.

Certaines personnes vivent leur relation 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Mais la plupart d’entre nous ne pratiquons que dans un certain laps de temps. On parle alors de séances, ou de sessions. Parfois de moments ou de sessions de jeu.  Le « Play » anglo-saxon renvoie plus à la pratique qu’au jeu en lui-même : les « munch and play » sont des moments de rencontre où la pratique est au centre des échanges.

Dans notre société on considère que le jeu est quelque chose de futile, de pas sérieux, de réservé aux enfants. Il est aussi associé au théâtre, à un rôle qu’on jouerait mais qu’on n’incarnerait pas vraiment : « tu joues au Dom, mais tu n’en est pas vraiment un». Pourtant certains aiment « scénographier » leurs séances et construire un moment où ils endossent un rôle de façon temporaire. Dans les jeux de rôle BDSM on incarne un personnage mais surtout on se met dans une situations « sûre ». Par exemple, on n’est pas vraiment en train de subir ou de faire subir un interrogatoire musclé; on jouit d’une situation qu’on a tous les deux créé et qu’on peut tous les deux savourer sans se poser de questions de sécurité ou de morale.

A contrario « on ne badine pas avec le protocole ». Le protocole est un code de conduite, un ensemble de règles (le vouvoiement par exemple) convenu entre le Dominant et son soumis. Ces règles peuvent varier selon le moment et le lieu. Le protocole met une distance, pose les choses et permet de construire une relation d’échange de pouvoir sur un mode beaucoup plus sérieux.

Mais il est aussi possible de pratiquer de façon légère. Soit qu’on n’a pas trop de temps , soit qu’on n’en a pas envie : la « Brat » la sale gosse irrespectueuse joue avec son maître, le fait tourner en bourrique, ne le respecte pas : Elle retient la corde quand il l’attache, le pousse dans ses retranchement pour le tester et rechercher ainsi ses limites et une punition. La punition elle-même peut être un jeu, un prétexte et se transforme en « funition » (le funishmenent). Le jeu permet alors un transfert de pouvoir et d’énergie dans sa forme la plus simple.

Et puis, l’homme apprend en jouant : A l’image des jeunes félins, nous pratiquons parfois un bdsm plus superficiel, plus « joué ». Mais à un certain moment les choses s’enclenchent, la connexion se fait et on entre dans une autre niveau de conscience beaucoup plus profond. On y est.

Si elle est sûre, saine, et consensuelle, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de pratiquer le BDSM et l’échange de pouvoir. On peut aimer les relations sérieuses ou celles plus ludiques, les périodes courtes ou au contraire l’immersion totale dans une relation D/s, mettre beaucoup de protocole dans son échange de pouvoir ou aimer des confrontations plus légères. On peut aussi avoir envie de se mettre en condition en se racontant des histoires ou se laisser submerger par les sensations. Du moment que les choses sont consenties et appréciées il n’y a pas de règle.

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