Le Jargon des kinksters

Subspace, bondage, aftercare … le jargon des « kinksters » (les pratiquants du BDSM) est globalement constitué de termes anglo-saxons. Pour vous aider à y voir plus clair, et comprendre le vocabulaire utilisé par les initiés ce site comporte un Petit Lexique des termes BDSM qui vient d’être mis à jour (Cliquez sur le lien pour y accéder). Il n’y a pas de mal à connaître le jargon d’un domaine. Les juristes ont le latin, les déviants se doivent de connaître un minimum de mots en anglais et en japonais. Au contraire, la francisation automatique des termes employés me semble une hérésie à plus d’un titre : 

Certains termes utilisés dans le BDSM sont courants dans le vocabulaire français. Comme le « masochisme » popularisé par La Venus à la Fourrure de Sacher-Masoch. Mais le gros du jargon employé a sans doute été normalisé par la communauté américaine des année 70. Et depuis quelques années sont arrivés des termes venus du japon : Kinbaku (le bondage japonais), kannuki (le passage d’une corde visant à sécuriser et à remettre des tensions dans une figure) ou semenawa (l’art de la punition et de la torture par les cordes) par exemple sont des termes courants dans le shibari. La démarche n’est donc pas excluante comme dans le droit français dont les bases sont latines (Nullum Crimen, nulla poena sine Lege « il n’est pas de crime, ni de peine, sans une loi »). Ici le vocabulaire s’enrichit des pratiques (Le petplay), des accessoires (La roulette de Wartenberg), et des concepts nouveaux (Le R.A.C.K).

La connaissance, et l’emploi de termes adaptés sont importants dans un domaine où les pratiques sont nombreuses : Bondage et Shibari sont deux termes qui à première vue veulent dire la même chose mais qui en réalité ont une significations très différente : le premier renvoie à tout type de ligotage alors que le second se réfère précisément à une pratique particulière. D’autre part certains termes « techniques » ne peuvent pas se définir autrement qu’en anglais. Ou plutôt, on pourrait utiliser une définition francisé du subspace, ou du edging, mais on perdrait alors beaucoup de temps et de précision à définir un terme avec beaucoup plus de mots qu’il n’en faudrait.

Cependant, suite à la mise ne ligne de cet article, un de mes amis m’a fait remarqué la chose suivante : « L’utilisation de l’anglais pendant le jeux (slut, whore, cunt, avec les combinaison, cum, pain etc), si il a l’avantage d’être un jeu de mécanos géant , à également l’inconvénient, pour nous autres francophone de moins « raisoner » dans l’inconscient. Les termes de «sac à foutre», ou de «garage à bites», me semble plus impliquants que ceux de «cum-slut» ou «whore», on ne renvois pas aux mêmes choses durant le jeu, à mon avis simplement parce que les termes anglais ont été appris spécifiquement en relation avec la pratique, ils ne recèlent donc pas la même part d’humiliation que les termes français qui ont été utilisés également dans un autre contexte. »

Comme l’a écrit Shakespeare « Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom ». Cet article a pour but de montrer la richesse du vocabulaire utilisé plutôt que de convaincre qu’il faut absolument se mettre à la langue de Kink.com. Et pour le reste, le lexique est là pour vous aider.

 

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