Réflexions sur la norme

La norme renvoie à ce que fait ou pense la majorité. Elle s’établit alors comme une règle à suivre, et porte un jugement de valeur, car si on en sort on devient « anormal ».  La norme s’oppose à la perversion. Le BDSM devrait donc être un lieu où la norme n’existe pas, son exact contraire même.

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Jeune femme sage et Domina

Mais d’abord : C’est quoi le BDSM ?

Au contraire des relations « classiques » (on parle alors de relations « vanilles ») les activités et les relations liées au BDSM (les relations « chocolats ») impliquent des rôles complémentaires mais inégaux : c’est dans ce cadre qu’on parle d’échange de pouvoir. L’un dominera l’autre qui se soumettra. Se soumettre n’est pas se dégrader, se rabaisser, mais prendre un rôle complémentaire. Il y a d’ailleurs une multitude de rôles possible à endosser.

La pratique du SM nécessite donc communication, confiance et consentement. Les anglo-saxons utilisent les termes de relations « Safe Saine and consented » ( SSC / pratiques Sûres Saines et Consenties) ou de  « Risk Aware Consensual Kink » (RACK / Pratiques consensuelles où chacun est conscient des risques encourus).

Il faut noter également que « le milieu » se caractérise  par une plus grande diversité en matière de genres et de sexualités. BDSM ne rime pas toujours avec sexe, mais la quasi totalité des pratiques touchent au corps et à l’intimité physique et psychique des participants. Le milieu est plus curieux, globalement plus libre.

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